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"Percer les secrets de la différence" tiré du Journal de l’Institut Curie n°92, page 14

"Percer les secrets de la différence" tiré du Journal de l’Institut Curie n°92, page 14
Un constat quant aux sarcomes d’Ewing : la plupart de ces tumeurs malignes primitives de l’os touchent davantage les enfants européens que ceux d’origine africaine ou asiatique. Et cette différence perdure même pour ceux qui ont émigré aux Etats-Unis. De quoi exclure l’hypothèse d’une cause d’ordre environnemental, et supputer une explication génétique. Aussi, l’équipe d’Olivier Delattre, à l’Institut Curie, et leurs collaborateurs lyonnais ont-ils exploré 401 prélèvements de tumeurs d’Ewing, à la recherche de variations génétiques individuelles. La comparaison avec plus de 4000 échantillons-contrôles d’origine européenne a mis en évidence deux zones du génome associées au développement de la tumeur… fréquentes en Europe et très rares dans les populations d’origine africaine et asiatique. Les enfants porteurs de ces variants ont ainsi deux fois plus de risque de développer la maladie, une probabilité qui reste toutefois très faible ( 3 cas parmi 1 million d’enfants porteurs). « Ces variants seuls ne sont pas synonymes de tumeur d’Ewing mais ils créent un terrain favorable au développement de la maladie », explique Olivier Delattre. Reste à comprendre par quels mécanismes moléculaires ils agissent. Autrement dit, comment ils renforcent l’effet de l’anomalie chromosomique que l’on sait responsable de ces tumeurs. Les scientifiques de l’unité Génétique et biologie des cancers de l’Institut Curie comptent bien le découvrir.
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