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Adolescents suicidaires : prévenir pour éviter l’insoutenable

Adolescents suicidaires : prévenir pour éviter l’insoutenable
Le mal-être d’un adolescent est un appel de détresse qui ne peut rester sans réponse. Afin de ne pas laisser les comportements autodestructeurs connaître une issue dramatique, l’association PHARE Enfants-Parents propose un suivi psychologique gratuit aux enfants en souffrance.


 

Intervenir à temps et remettre sur « la voie de la vie »

L’idée qu’un enfant ou un adolescent songe à attenter à sa vie peut sembler inconcevable. Pourtant les chiffres sont là : près de 500 jeunes de moins de 24 ans se donnent la mort chaque année en France. Sans compter les tentatives, toujours difficilement quantifiables. Néanmoins, depuis 1986 où le taux de suicides a atteint son maximum, ce chiffre a connu une nette diminution grâce à la prévention.

PHARE Enfants-Parents agit depuis 1991 auprès des jeunes gens mais aussi de leurs parents, qui, bien souvent, se trouvent démunis face à la détresse – voire au brutal passage à l’acte de leur enfant. « Il y a de plus en plus d’expressions de mal-être, des jeunes qui se scarifient, s’adonnent à une addiction, s’isolent et tentent de se suicider, explique la présidente de l’association Thérèse Hannier. Ce sont des morts évitables. »

En repérant à temps les signaux d’alerte, on peut appréhender le niveau de gravité et adopter les bons comportements. PHARE Enfants-Parents a donc fait de son site Internet www.phare.org un véritable portail d’informations et de conseils, en collaboration avec des spécialistes du sujet. L’association organise en outre des groupes de parole pour les familles endeuillées, ainsi que des consultations de prévention réalisées par la psychologue de l’association.

Pour renforcer l’identification de situations à risques, PHARE Enfants-Parents travaille depuis 2013 en partenariat avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Paris. Elle assure un suivi psychologique gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans, sous certaines conditions de ressources et dont la famille dépend du régime général. « C’est en amont qu’il faut intervenir ! rappelle Thérèse Hannier. C’est là toute l’importance de l’action que nous menons à travers l’accueil et la conduite d’entretiens. Les jeunes y retrouvent un équilibre pour poursuivre leur chemin avec plus d’autonomie. »

 

Objectif zéro passage à l’acte

Les résultats sont au rendez-vous. Les jeunes sortent de leur mal-être, pas à pas. « La très forte angoisse est aplanie au fur et à mesure du suivi. La famille s’en ressent, car quand un enfant va mal c’est toute la famille qui va mal aussi. L’évaluation du dispositif est en ce sens très positive. » A ce jour, aucun des jeunes suivi par l’association n’est passé à l’acte.

L’association PHARE Enfants-Parents a soulevé la nécessité d’élargir ce suivi psychologique à d’autres profils, en ouvrant son accès aux jeunes qui ne réuniraient pas les critères définis par la CPAM. Grâce au parrainage d’un collaborateur auprès de la Fondation Bouygues Telecom, PHARE Enfants-Parents va pouvoir financer en partie l’accompagnement de 50 jeunes supplémentaires. Soit apporter une aide et des réponses à autant de parents, d’amis, de frères et de sœurs. A terme, l’idée est de recruter un psychologue dédié à ce suivi.

Plus globalement, PHARE Enfants-Parents souhaite porter à la connaissance du plus grand nombre ce qu’elle présente comme un véritable enjeu de société. « On a une difficulté car la cause du suicide est un thème tabou, y compris lorsqu’on sollicite des financements. Le soutien de la Fondation Bouygues Telecom nous conforte dans l’idée que notre projet est bon. Nous avons besoin d’une médiatisation. » Diffuser le plus largement possible les signes avant-coureurs inquiétants, une première étape indispensable pour empêcher les plus jeunes de commettre l’irréparable.

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